Débuter dans le monde du journalisme
Posted in Mes pensées on 25. Nov, 2009
À l’ère des changements multiples dans le monde des médias, les journalistes se questionnent de plus en plus sur leurs façons de fonctionner et sur leur rôle. Présentement, le journaliste qui a un poste dans un journal se sent légèrement menacé. Va-t-il survivre aux grèves, à la crise économique, à la convergence ? Cela étant dit, ce journaliste aguerri a tout de même une longueur d’avance sur les nouveaux journalistes, les nouveaux nés. Il a un nom, il a de l’expérience et il a des contacts.
Présentement, plusieurs journalistes apprentis sont sur les bancs d’école et aspirent à devenir LE journaliste. Celui qui trouve les primeurs, celui qui a découvert les incongruités dans le domaine de la construction, celui qui parle du prochain sommet de l’ONU sur les changements climatiques ou celui qui couvre le prochain spectacle de U2. Y a-t-il vraiment de la place pour ce nouveau-né?
La question que je me fais le plus souvent poser est: vais-je être capable de vivre si je me dirige dans le monde des journalistes ? Y a-t-il vraiment de la place pour moi ? La réponse que je donne est teintée de nuances et de plusieurs couches de peut-être. Oui, c’est faisable de vivre du métier de journalisme en ce moment. Oui, il y a encore de la place. La vraie question est : est-ce que t’es prêt à t’embarquer dans cette aventure ? Pourquoi veux-tu vraiment devenir journaliste ?
La réalité
Disons-nous les vraies affaires. Quand on étudie sur les bancs d’école, on a l’impression qu’on est à 2 stages près d’avoir le poste incroyable à La Presse ou au Devoir, peu importe le type de journalisme qui nous intéresse. Il suffit qu’à passer le grand test (le monstre) de La Presse et de Radio-Canada et hop, la gloire est à nos pieds. Puisque le test est difficile, les professeurs nous avertissent qu’on devrait peut-être commencer par les remplacements d’été au Journal de Montréal pour se rendre indispensable. Le seul hic ? Les trois endroits que je viens de nommer ont chacun leur problème financier ou autre. On fait quoi alors ? On part en région pour se faire la main ? On commence en tant que pigiste à réviser des textes pour des sites Web ? On se dirige dans un domaine connexe pour faire de l’argent et on travaille le soir sur des petits projets en journalisme ? On ne travaille pas du tout dans le domaine du journalisme qui nous intéresse, mais c’est mieux que rien ? On se rend disponible à 110 % pour des compagnies qui n’ont pas nécessairement un gros budget ?
Je répondrai oui à toutes ces questions. Tout dépend de ce que vous voulez faire. Avez-vous vraiment le courage d’affronter cette bataille ? Oui ? Super, il y a toujours un moyen de se trouver quelque chose pour nous. Bien sûr, il y a toujours l’ami de votre ami qui a écrit un texte incroyable dans le journal étudiant et qui s’est fait remarquer par la publication de ses rêves. Oui, il existe, mais je ne l’ai pas encore rencontré sur le terrain. Je rencontre des gens qui travaillent fort et qui n’accrochent pas sur les petits détails.
De mon côté, je suis sortie du certificat en journalisme de l’Université de Montréal au printemps 2008. La bonne providence a mis sur mon chemin une amie qui a donné mon nom à une entreprise de presse qui débutait et qui avait besoin de chaire fraîche. Qui dit début, dit chaos, dit incertain et dit parfois fermeture. Après plusieurs hauts et plusieurs bas dans cette jeune aventure, j’ai perdu mon emploi 8 mois plus tard. C’est 8 mois m’ont permis de me faire la main et de me faire un nom. Après avoir perdu ce poste, je me suis retrouvée dans le monde des pigistes. Heureusement, mon nom s’était fait une petite place et la providence a mis sur mon chemin une entreprise dynamique qui m’a offerte quelques heures. Pendant ce temps, j’ai également accepté quelques contrats à la pige difficiles et parfois, je me suis fait avoir.
Avec un peu plus d’un an d’expérience, mon nom circule dans le milieu et je commence à souffler. Oui, il y a de la place. Votre chemin sera peut-être moins ou plus ardu que le mieux. La vraie question est: pourquoi voulez-vous devenir journaliste ?

J’aime ce billet. 

La vraie question que tu poses à la fin me pose problème. Il me semble qu’il s’agit plus de savoir : votre envie de devenir journaliste est-elle assez forte pour surmonter tous les obstacles ?
Tu avais une envie assez forte pour te faire une place et en arriver là où tu es. A moins que ce ne soit ce pourquoi tu as voulu devenir journaliste qui t’as permis d’y arriver ?
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Sophie
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November 25th, 2009 at 9:44 pm
Je pense que la question peut se poser sur plusieurs angles. Selon moi, quelqu’un qui s’embarque dans le métier de journaliste doit s’attendre à tout et doit être prêt à affronter. Moi, je n’ai pas lâché, puisque je ne me vois pas faire autre chose
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