Joannie Rochette en route vers les Jeux olympiques
Posted in En tête à tête avec Sophie, Mes écrits professionnels on 03. Feb, 2010
Dans le cadre de mon travail pour 7jours.ca, j’ai développé une chronique-entrevue nommée En tête à tête avec Sophie. Dans cet article, je reçois un invité et nous parlons en profondeur d’un sujet qui lui tient à coeur ou qui mérite d’être poussé plus loin. Pour mon premier article, je reçois la patineuse artistique Joannie Rochette qui me parle du rêve Olympique.
En tête à tête avec Sophie
Joannie Rochette en route vers les Jeux olympiques
Grâce, paillettes et beau sourire, le patinage artistique est souvent vu comme un sport du paraître et de l’élégance. Le triple boucle piqué n’a rien à voir avec l’intensité d’une descente en skis à toute vitesse, et pourtant…
Deux minutes avant mon entrevue avec Joannie Rochette, un petit stress s’installe. Cette jeune fille de 24 ans va se diriger dans quelques semaines à Vancouver pour compétitionner devant le monde entier. Depuis l’âge de 5 ans, elle s’entraîne pour atteindre ce rêve olympique qui est accessible pour une minorité d’athlètes. Le couloir devient encore plus petit, lorsqu’on parle d’espoir de médaille. Bref, Joannie Rochette fait partie de l’élite.
Au bout du fil, c’est une Joannie Rochette détendue qui m’appelle. «Je prends deux jours off et ensuite je m’entraîne pour la course folle jusqu’aux Jeux.» Après quelques secondes de conversation, il faut casser les préjugés. Est-ce difficile de se rendre aux Jeux olympiques en patinage artistique ?
«C’est plus difficile que n’importe quelle autre discipline», affirme Joannie qui a terminé en 5e position aux Jeux de Turin. «Le patinage artistique est une discipline qui doit s’apprendre très jeune, pour être en mesure de se rendre aux Jeux. Ça prend au moins 15 ans de travail pour se rendre là, puisque c’est un sport de mémoire musculaire. Je dois répéter le mouvement des milliers de fois, pour que mon corps comprenne. Par exemple, j’ai eu des problèmes avec mon triple loots, parce que j’avais une erreur technique et j’ai dû reprendre du début, pendant 2 ans. Ce n’est pas la même chose qu’un sport d’endurance qui peut demander 4 ans d’entraînement avant de se rendre aux Jeux.»
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